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Je suis pas mort, je suis là / une exposition de Hélène Crouzillat et Laetitia Tura

4 novembre 2012 par Laetitia


Exposition à la Galerie Le Carré d’Art

Centre Culturel Pôle Sud - Chartres de Bretagne
du 25 octobre au 1er décembre 2012

Disparitions - bateau échoué, Zarzis,Tunisie, 2012 / Laetitia Tura, le bar Floréal

Disparitions - bateau échoué, Zarzis, Tunisie, 2012 / Laetitia Tura, le bar Floréal

« L’exposition Je suis pas mort, je suis là rassemble pour la première fois nos recherches commencées en 2007,
sur la situation des migrants bloqués aux marges de l’Europe.

Des stratégies de passage des frontières aux récits de mort et de disparition dans le blanc des cartes – désert, mer et océan –,
il se dessine une culture commune à tous ces parcours du début du XXIe siècle.

Nous vous présentons ici une culture en mouvement dont les pratiques ne cessent d’évoluer, à mesure que les dispositifs de surveillance et de répression se transforment dans les frontières.

Un patrimoine émerge de l’expérience de ces traversées ;
un patrimoine qu’il est pour nous important de reconnaître. »

Vue de l'expo, Carré d'art

Vues de l'exposition, Carré d'art

” Pour traverser les frontières, murs réels et lignes imaginaires, chacun apprend sur le tas.
Un savoir caché se transmet de rencontres en rencontres.
Comme une initiation, tous franchissent les étapes une à une.

Dans cette entreprise identifiée à une guerre, l’on devient soldat pour sa propre survie. Aventuriers.

Abandonner provisoirement son identité, traverser le territoire à la marge des villes, se camoufler,
avec ses seuls pieds en guise d’arme et son corps pour unique rempart.

La durée, l’effort, l’incertitude : loin des regards, le mouvement des migrants est souvent peu spectaculaire et sillonne des lieux isolés où rien ne se passe.

Arrivés au front.

Oujda et ses forêts abritant des tranquilos (1).

Une plage et la promesse d’un départ.

Melilla et sa barrière, seule frontière terrestre de l’Europe sur le continent Africain.

Tijuana et ses murs, monstres déployés dans la ville mexicaine.

Se préparer pour l’offensive. Disparaître des radars.

Plus tard, les fantômes refont surface.

Ceux restés dans la mer ;
ceux que les courants n’ont pas déposé sur les plages.
Ceux dont les corps ont été perdus dans le désert.

Quelles histoires nous racontent-ils ? “

Exposition co-produite par la Galerie Le Carré d’art

Voir les photos de l’expo

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Galerie Le Carré d’Art
Centre Culturel Pôle Sud - Chartres de Bretagne

02 99 77 13 27
Mardi à vendredi 14h/18h30
Samedi 9h/12h30


1. Un tranquilo est un abri précaire – construit à partir de toiles, plastique, couverture, branchages… – généralement installé en bordure des villes où se réfugient les migrants.

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