Ils me laissent l'exil - les adolescents // L'EXPOSITION

Cette exposition est l’aboutissement d’un chemin parcouru pendant quelques mois avec des adolescents entre 14 et 19 ans. Ils habitent dans les quartiers populaires de La Courneuve ou du Mirail à Toulouse. Tous, ils sont les héritiers d’une migration, d’un exil. Accompagnée par les enseignants Cyril Achard (collège Jean Vilar, La Courneuve ) et Cécile Conteh (lycée professionnel Arthur Rimbaud de La Courneuve), Bénédicte Bouyer et Vincent Chaboye (lycée professionnel du Mirail à Toulouse), Laetitia Tura, photographe et documentariste, a emmené ces jeunes sur les traces de leur propre exil, ou de celui de leurs parents ou grands-parents, conservées dans leur mémoire.

Que savent nos enfants de l’histoire des générations qui les ont précédés ? Que peuvent-ils formuler ? « De qui es-tu l’enfant ? Quel est ton paysage natal ? » Chacun a choisi son objet, son compagnon de voyage, un tournevis, un biberon, un tapis, un bijou, une robe… pour raconter un bout de son histoire familiale. Poser des mots, élaborer des fils, aussi fragiles soient-ils, et vous les donner. Ensemble, ces récits mis en scène par les élèves sous le regard complice de Laetitia prennent corps dans une histoire partagée par tous. Aussi, ces histoires qu’elles et ils vous racontent sont à considérer comme des dons de leurs histoires. De notre histoire.



FICHE TECHNIQUE

•Les affiches se composent de 3 ensembles qui se répondent entre eux.

- 17 affiches de 3e du Collège Jean Vilar, format 70 x100 cm
- 17 affiches de terminales du Lycée du Mirail de Toulouse. format 80 x 120cm
- 14 affiches de la classe d’accueil du Lycée Arthur Rimbaud format 70 x100 cm

• Créations partagées avec les élèves participants au projet 

• Les textes ont été écrits à partir d’entretiens.

• Création graphique : Benoit Brient

Les affiches ont été montrées lors d’une exposition à la médiathèque Aimé Césaire à La Courneuve ainsi qu’à la médiathèque Grand M à Toulouse en juin 2017.


Le projet a été réalisé dans le cadre du projet éducatif départemental de Seine-Saint-Denis et avec l’accompagnement de Périphérie. Il a également reçu le soutien de la Région Occitanie, Projet d’avenir.

" Mon histoire ressemble à toutes les histoires d’enfants d’immigrés. Je n’aime pas parler de moi car je suis une personne qui ne se livre pas et je ne fais pas confiance aux gens. Pour moi, une histoire doit être extraordinaire pour être racontée. " Aïssata

" Dans la famille, on ne parle pas trop de cette chose." Radtana