En quelques mots

Photographe, apprentie-sorcière du cinéma documentaire, artiste-chercheuse.

Habite le monde, facilitée administrativement par des papiers de France et d'Espagne. Prend la route, l'avion, ses pieds, et va, vit, à Barcelone, Paris, Toulouse et ailleurs.

Laetitia Tura nait à Nancy un 25 décembre, et grandit dans un village en Dordogne.
Après le bac, elle monte à Paris - Belleville, à la recherche d'autres mondes et d’un anonymat salvateur. Des blocages administratifs lui font faire un détour par l'apprentissage de l’arabe classique et l’égyptien à l’INALCO pendant 3 ans. Décentrement fondateur.

Depuis, elle mène un projet photographique et audiovisuel autour de la mise en scène des frontières, l’invisibilité et la mémoire des parcours migratoires. Après Jnoub à la frontière du Sud-Liban (2001), Linewatch consacré au dispositif frontalier entre le Mexique et les Etats-Unis (2004- 2006), elle poursuit au Maroc et Melilla sur la mise à l’écart des exilés, Je suis pas mort, je suis là (2007-2012).

Son travail a été présenté lors de nombreuses expositions : Mois de la photo à Paris, le Musée Albert Kahn, Musée national de l’histoire de l’immigration, Carré de Beaudouin à Paris, les Photaumnales de Beauvais, la Biennale des arts visuels de Liège, L’Évocation documentaire à Genève, au Mexique, au centre culturel de Tijuana et au sein du réseau des Alliances françaises etc.

Le recueil de la parole fait partie intégrante du dispositif de prise de vue. Son travail prend désormais plusieurs formes, notamment celle de la réalisation filmique. Elle coréalise avec Hélène Crouzillat son premier long métrage Les Messagers sur la disparition des exilés aux frontières de l’Europe (sortie en salles en 2015 et sélectionné dans de nombreux festivals en Europe et dans le monde). Elle développe actuellement Ils me laissent l’exil-les adolescentes, autour de l'héritage de l'exil en France et le film Desterrar, sur les processus mémoriels dans l’Espagne post-dictature.

Par ailleurs, Laetitia Tura intervient régulièrement dans le cadre d’ateliers de créations partagées au sein d’écoles, de médiathèques, de prisons, dans un souci de faire avec.

Voir CV

Photos ci-dessus : Le Tigre, Ain Diwar, entre la Syrie et la Turquie, Kurdistan. 2001.

Contact

laetitura@yahoo.fr ou ici.